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Le Château Barthelémy

et ses propriétaires

 

La construction et Madame de Montigny

Le château fut construit en 1764, comme domaine de chasse pour Madame de Montigny.

 

 La Révolution et la Terreur

Pendant cette période de l’histoire française, les propriétaires du château ont dû  fuir la France en raison de leurs opinions monarchistes et en 1791 l’Etat par un décret  ordonna la confiscation du bien.

 

 Voisin 1759-1826

Ce médecin chirurgien de Napoléon 1er, acquis en 1824 le bien national et habita le château qu’il revendit suite à la chute de son petit-fils dans une cheminée du château. Il est enterré au cimetière du village de Paray-Douaville.

L’année de la mort du médecin, son confrère Léonard Borie fît paraître à Versailles  « Eloge historique de M. Voisin, docteur en médecine et en chirurgie » en 66 pages.

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François Marquis de Barthélemy / 1747-1830

 

François Barthélemy, neveu de l’abbé Jean-Jacques Barthélémy, naquit à Aubagne, le 20 octobre 1747. Placé jeune dans les bureaux de M. de Choiseul, premier ministre de Louis XV, il suivit le baron de Breteuil, ministre de France en Suisse et à Stockholm. Il était Secrétaire d’Ambassade à Londres lorsqu’en novembre 1794, il fut nommé Ambassadeur en Suisse et chargé de renouveler les capitulations des cantons helvétiques avec la France. Il fut nommé vice-président du Sénat conservateur en 1800, membre de l’Institut et Comte de l’Empire. Au mois d’avril 1814, il présida l’Assemblée qui prononça la déchéance de Napoléon. Au retour de Louis XVIII, on le nomma Commissaire chargé de rédiger la chartre de 1814 (compromis entre le retour à la Monarchie et les acquis de l’Empire et de la Révolution). Le roi le nomma Marquis et Pair de France en remerciement des travaux rendus.

En 1829, Il achète le château qui appartenait alors à la fille M. Voisin, Louise Florestine de la Pervenchère qu’il transmit avec le titre de Marquis et de Pair de France à son neveu qu’il adopta, Xavier  de Barthélémy à l’occasion de son mariage avec Victorine Chambette.

 

Xavier, Marquis de Barthélémy / 1800-1875

 

Député de la chambre haute en 1848, puis après la révolution de février, il fut élu député de Marseille à l’Assemblée Nationale et à l’Assemblée Nationale Législative de la deuxième république, où il s’illustra comme l’un des chefs les plus zélés du parti légitimiste.

Il passa l’essentiel de son temps entre le domaine familial à Aubagne et le domaine de Douaville proche de l’assemblée.

Il légua le domaine à ses trois fils : Léon, Gaston, Wilfrid

Les Voyageurs

 

 

Léon (Marquis), Gaston (Comte), Wilfrid (Vicomte) de Barthélémy

 

 

Les trois frères devenus propriétaires du domaine de leur enfance y organisèrent de nombreuses réceptions. En 1880, pour agrandir le château, ils firent construire deux ailes. L’une d’elle abritera une chapelle (en l’honneur de leur aïeul, l’abbé Jean-Jacques Barthélémy rendu célèbre par Pagnol dans « la gloire de mon père »). Leur jeune sœur, Henriette  logeait également au château. Elle y peignit les tableaux qui sont actuellement au premier étage. Elle mourut d’une maladie en 1865  à l’âge de 23 ans.

Ils participèrent également  à la guerre de Crimée, la campagne d’Italie, la conquête de l’Algérie et la guerre de 1870 en tant qu’officier. On les retrouvera également au Sahara occidental, au Maghreb, au moyen orient, au Japon, d’où ils ramenèrent  de nombreux souvenirs et trophées.

Léon épousa Élisabeth Pillet-Will en 1860 mais n’eut pas d’enfant, Gaston épousa Blanche de Rémont en 1869 avec qui il eut 2 enfants.

 

 Pierre Sauvaire Marquis de Barthélémy / 1969-1940

Pierre de Barthélémy, fils de Gaston et de Blanche Rémont hérita du Château.

Sa passion pour les voyages et la chasse l’amenèrent à  explorer des régions encore inconnues, une partie du Siam (Thaïlande), le nord du Laos, l’Annam septentrional et d’autres contrées…

De nombreux trophées et récits de parties de chasse sont exposés au Château de Douaville.

Il fit construire en Indochine et finança en grande partie le Port de Cam-Ranh (qui devint plus tard une base navale militaire successivement française, japonaise, américaine, Russe et enfin vietnamienne). Il acquit même un bateau à vapeur  pour faire les allers-retours avec la France. Le bateau nommé Mélita, était basé en Bretagne et des marins bretons en assuraient les manœuvres.

 

Pendant la 1ère guerre mondiale, Le Marquis devint Capitaine de cavalerie de la 5ème brigade du 1er corps d’armée colonial, il fut blessé à Neufchateau et reçut deux croix de guerre avec Palme pour sa bravoure sur le champ de bataille. Il fut également décoré de la légion d’honneur, et de l’ordre de Léopold avec croix de guerre belge.

En remerciement de ces travaux en Indochine, il reçut l’ordre impérial du dragon d’Annam.

Il écrit également de nombreux livres sur l’Indochine (en « Indo-Chine », « mon viel Annam » et « au pays Moï »), « Hurel Garde » et les contes de provences.

Au début de la seconde guerre mondiale, son patriotisme était tel, qu’il se préparait à combattre une nouvelle fois les allemands mais ne fut par réintégré dans l’armée en raison de son âge avancé. Il mourru après la défaite française de juin 1940 de tristesse à la vue son beau pays occupé.

N’ayant pas d’enfant, il fut le dernier Marquis de Barthélémy et transmit l’intégralité de ses biens à sa nièce Yvonne.

Les Tréveneuc

Henriette Sauvaire de Barthélémy, comtesse de Tréveunec  / 1870-1953


Fille de Gaston et sœur de Pierre, elle épousa Robert comte de Treveneuc, Capitaine de cavalerie et Sénateur des Côtes du Nord en 1892 et donna naissance à 3 enfants : Yvonne, Jeanne et Henry

 

Yvonne de Tréveneuc / 1893-1977

Yvonne de Treveneuc épousa le Comte Paul de Mony Colchen en 1917. Ils n’eurent pas l’occasion de s’installer à Douaville, en raison de l’occupation de la France par l’Allemagne et en 1940, ils se réfugièrent en Bretagne dans la famille de son père au Château de Treveneuc (pourquoi pas « au Château de Pommorio » ?). Des officiers allemands s’installèrent pour toute la durée de l’occupation dans le Château.

 

 

Le 20 aout 1944, l’armée de l’illustre Général Américain Patton, dont fait partie la 2ème division blindé du Général Leclerc, traversa le domaine de Douaville. Des combats firent  rage près du village entre  les blindés américains et allemands.

Après la défaite et la fuite des allemands. Paul et Yvonne de Mony Colchen récupèrent le domaine.

En 1946, la route empreintée alors fut appelée « Voie de la liberté ».

Le comte fit rénover le château  endommagé par les allemands. Ils ont également développé le domaine en faisant construire un terrain de tennis et en agrandissant le parc.

La famille de Tréveneuc :

  • Jeanne sa sœur infirmière pendant la 2ème guerre mondiale mourut des suites de blessures reçues pendant un bombardement
  • Henry lieutenant d’infanterie mourut dans la Somme pendant la 1ère guerre mondiale.

Marie-Solange de Bernes de Longvilliers, Comtesse de Compiègne

1928-2015

 

A la mort d’Yvonne, sa filleule  Marie-Solange née de Bernes de Longvilliers mariée au Comte Bernard de Compiègne reçut en héritage le Château. Ils firent construire l’actuelle piscine (1971).

Le Domaine de Douaville est aujourd’hui transformé en demeure de charme par les petits fils de Marie Solange qui s’éteignit le 11 février 2015. De grandes réceptions y sont données rappelant l’époque de Léon, Gaston et Wilfrid de Barthélémy.

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